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Que faire face à un enfant victime d'abus sexuels ?
Régulièrement journaux et magazines se font l'écho d'abus sexuels. Ecoles, centres de vacances, parents sont tour à tour montrés du doigt. Mais combien de drames révélés pour combien d'enfants oubliés. Les enfants victimes de sévices sexuels gardent leur secret. Comment les aider à mettre des mots sur les abus qu'ils ont subis ? Quelle attitude adopter ?
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Les agressions sexuelles ne laissent pas toujours de traces visibles sur le corps de l'enfant. Mais un comportement brutalement perturbé, un changement d'attitude sont des signes que l'entourage ne doit pas négliger.
Comment repérer qu'un enfant est victime d'abus sexuel ?
Le cas est simple lorsque l'abus est révélé par un témoin direct ou par l'enfant ou l'adolescent lui-même. Quelques mots suffisent parfois à l'enfant pour évoquer l'acte subi, susciter l'attention sur une douleur enfouie, des éléments à partir desquels il deviendra possible de l'aider à se livrer davantage.
La situation devient plus complexe quand il s'agit de décrypter un comportement perturbé. Lorsque l'enfant est anormalement agité ou se replie sur lui même, qu'il se plaint de maux de ventre, cauchemarde, n'a plus faim, rencontre des difficultés scolaires...
Chez le petit enfant n'ayant pas accès au langage, les troubles se manifesteront plus particulièrement par le corps et par des perturbations du contact avec autrui. L'enfant un peu plus âgé mais encore très jeune, pourra reproduire des actes subis, les mimer sur d'autres enfants, sur une poupée, une peluche ou sur lui même, certains auront des conduites masturbatoires exacerbées. Parfois l'enfant accompagne ces gestes par quelques mots ou phrases : "bobo" ou "méchant" en parlant d'une peluche.
Ces symptômes et le contexte dans lequel ils se déroulent, sont autant de signes que l'enfant nous lance pour dévoiler la situation.
Comment aider l'enfant à parler ?
L'enfant parlera plus facilement à une personne en qui il aura confiance.
S'il arrive qu'il se livre spontanément, il faut la plupart du temps l'aider à parler sans pour autant lui poser des questions trop directes. Préférez "Je voudrais comprendre pourquoi tu fais à nouveau pipi au lit", "J'ai l'impression que quelque chose ne va pas à la maison, que quelqu'un te fait souffrir", "Ce que je constate sur ton corps me fait penser que quelqu'un ne se conduit pas bien avec toi." "C'est peut-être difficile pour toi d'en parler parce ce que par moment tu aimes beaucoup cette personne et à d'autres moments tu la détestes" à des formulations qui induisent déjà des réponses*.
Dans un premier temps, il est préférable de ne pas aborder ce qui est le plus douloureux, l'enfant risque de devenir mutique sur ce sujet.