Que faire pour un enfant maltraité ? Guide pour les animateurs et les responsables d'encadrement (ce
Aider l'enfant maltraité
L'enfant maltraité se tait souvent, par crainte, par honte ou pour protéger ses parents ou les personnes avec qui il a des liens affectifs. Il se rétracte.Vous n'en êtes pas responsable.
Que pouvez-vous faire pour lui ?
écoutez-le, laissez-le parler ;
s'il ne veut pas parler, respectez son silence ;
rassurez-le, aidez-le à retrouver confiance en lui, déculpabilisez-le. Il n'est pas responsable de la situation ;
avertissez-le que vous devez et que vous allez prévenir ou que vous avez prévenu les autorités compétentes.
La prise en charge de l'enfant est trop lourde pour vous.
Ne vous substituer pas aux personnes compétentes et responsables
Face à la maltraitance.
Une révélation de mauvais traitement envers un enfant est une situation douloureuse. Il est normal que vous vous sentez déstabilisé.
Vous risquez :
de vous sentir démuni, impuissant, paralysé, très seul ;
d'être inquiet, perturbé, choqué ;
ou même de revivre des souvenirs douloureux.
N'ayez pas honte de vos émotions.
Une règle absolue : ne restez pas seul avec ce problème.
Une obligation légale : signaler vos constatations.
Pour vous et pour l'enfant, en parler, c'est déjà agir.
Gérer la situation.
Comme tout citoyen, quand il y a violence à enfant, vous êtes dans l'obligation de signaler les faits.
Comment ?
de vive voix ou par téléphone.
Sachez qu'en confirmant par écrit vous vous protégez et vous donnez plus de valeur à votre action.
Auprès de qui ?
D'abord le directeur du centre ou le cas échéant du responsable de l'association.
Si la situation est grave ou s'aggrave, prévenez l'inspecteur de la Jeunesse et des Sports de votre département ou la gendarmerie locale.
La protection de l'enfance relève des services départementaux d'Action Sociale :Le plus souvent l'inspecteur départemental ou une assistante sociale de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE).
Le signalement effectué, c'est au autorité d'agir
Prenez certaines précautions.
Ne céder pas à l'enfant " énervant " en le punissant ; le cas échéant, confiez-le à un autre animateur.
Souvenez-vous qu'un enfant difficile a souvent des problèmes personnels.
Ne vous isolez pas sans raison avec un enfant.
Si vous devez vous éloigner avec un enfant, signalez à un autre animateur ou à un responsable la raison, la durée de votre absence et le lieu où vous vous rendez.
Soumis à un devoir de réserve, vous ne devez pas ébruiter des évènements concernant un enfant.
Profiter des réunions entre animateurs pour prendre des avis, des conseils, des idées.
Identifiez et maîtrisez votre propre violence.
Les sanctions
En cas de détection de violence ou d'abus sexuel envers un enfant,
si vous négligez de le signaler, vous vous rendez indirectement complice d'un acte délictueux ;
si vous en êtes l'auteur, vous risquez des poursuites auprès des juridictions compétentes, la sanction étant aggravée dans la mesure où vous avez autorité sur l'enfant.
Même après les séjours, les parents des enfants ou tout autre personne peuvent porter plainte pour mauvais traitements envers les enfants.
Le juge qui instruit la plainte apprécie la situation et fait appliquer les sanctions prévues.
Pour les personnels des centres de vacances et des centres de loisirs , la commission de protection des mineurs du Ministère de la Jeunesse et des Sports peut décider d'un retrait temporaire ou définitif de l'autorisation d'exercer selon la gravité de la situation et de la sanction imposée par le juge.
Les cas d'abus sexuel avérés ou de violences graves entraînent des peines d'emprisonnement et de privation des droits civiques.
source
http://www.animation.free.fr/page40.htm